Vues_du_Québec

Tu peux croire ce que tu veux que les petits cailloux ont une âme
Croire ce que tu veux cacher ton coeur à toutes les femmes
Ton cœur tombe au-delà
Laisse les sortir de tes bras
Comme les ailes d'un ange
Ton cœur tombe pour une fois
Laisse les sortir de tes bras
Comme les ailes d'un ange

Un livre un jour m'a dit qu'en ce monde chaque chose
Qu'elle qu'elle soit sert une cause
Et que même ordinaire elle sert à quelque chose
À quoi peut-on servir quand on naît quand on meurt
Peut-on savoir aussi ce que nous devrions être
Comme dieu qui sait tout tout tout tout

À quoi bon parce que si une pierre est inutile
Tout serait inutile même dieu même nous
Tu n'as besoin de personne
Libéré comme une fille
Vêtue d'un joli drap les étoiles qui brillent
Du ciel sont les cailloux tout tout tout
Du ciel sont les cailloux tout tout tout

Donneur de liberté t'es libre que dans les autres
Et par peur de saisir le malheur tu t'en vas
C'est pour ne retenir ni bonheur ni mémoire
Comme un oiseau sans nid sans nid sans espoir
Comme un pousse caillou tout tout tout

Tu peux croire ce que tu veux que les petits cailloux ont une âme
Croire ce que tu veux
Cacher ton cœur à toutes les femmes
Ton cœur tombe au-delà
Laisse les sortir de tes bras
Comme les ailes d'un ange
Ton cœur tombe pour une fois
Laisse les sortir de tes bras
Comme les ailes d'un ange

Vous, vous pourriez vous suivre, sortir du même drap
Tu pourrais lui apprendre à marcher sur un fil
Plutôt que de la laisser sur terre vivre comme un âne
Tu pourrais l'emmener voyager revenir de partout tout tout tout
Revenir de partout

Non mais plutôt mourir, devenir éternel
Comme à chacun sa route au mélo perpétuel
Même ton flirt aérien n'aura servi à rien
Sauf à quelques cailloux à devenir des étoiles
Il faut être malin pour introduire l'esprit
Dans un caillou si petit UN SI PETIT CAILLOU

Pour la nuit des petits cailloux

Il faut un temps, les poètes étaient le sang et le coeur du Québec. Gaston Miron, Janou saint-Denis, Michèle Lalonde, Gérald Godin, Gilbert Langevin et bien d'autres nous ont ramené à nous.

Là où la France et le Québec fusionnent passionnément
chanté par l'inoubliable Gerry Boulet

SPEAK WHITE, PAR MICHÈLE LALONDE.

Speak white(1)
il est si beau de vous entendre
parler de Paradise Lost
ou du profil gracieux et anonyme qui tremble
dans les sonnets de Shakespeare

nous sommes un peuple inculte et bègue
mais ne sommes pas sourds au génie d’une langue
parlez avec l’accent de Milton et Byron et Shelley et Keats
speak white
et pardonnez-nous de n’avoir pour réponse
que les chants rauques de nos ancêtres
et le chagrin de Nelligan

speak white
parlez de choses et d’autres
parlez-nous de la Grande Charte
ou du monument à Lincoln
du charme gris de la Tamise
De l’eau rose de la Potomac
parlez-nous de vos traditions
nous sommes un peuple peu brillant
mais fort capable d’apprécier
toute l’importance des crumpets
ou du Boston Tea Party
mais quand vous really speak white
quand vous get down to brass tacks

pour parler du gracious living
et parler du standard de vie
et de la Grande Société
un peu plus fort alors speak white
haussez vos voix de contremaîtres
nous sommes un peu durs d’oreille
nous vivons trop près des machines
et n’entendons que notre souffle au-dessus des outils

speak white and loud
qu’on vous entende
de Saint-Henri à Saint-Domingue
oui quelle admirable langue
pour embaucher
donner des ordres
fixer l’heure de la mort à l’ouvrage
et de la pause qui rafraîchit
et ravigote le dollar

speak white
tell us that God is a great big shot
and that we’re paid to trust him
speak white
parlez-nous production profits et pourcentages
speak white
c’est une langue riche
pour acheter
mais pour se vendre
mais pour se vendre à perte d’âme
mais pour se vendre

ah! speak white
big deal
mais pour vous dire
l’éternité d’un jour de grève
pour raconter
l’histoire de peuple-concierge
mais pour rentrer chez-nous le soir
à l’heure où le soleil s’en vient crever au dessus des ruelles
mais pour vous dire oui que le soleil se couche oui
chaque jour de nos vies à l’est de vos empires
rien ne vaut une langue à jurons
notre parlure pas très propre
tachée de cambouis et d’huile

speak white
soyez à l’aise dans vos mots
nous sommes un peuple rancunier
mais ne reprochons à personne
d’avoir le monopole
de la correction de langage

dans la langue douce de Shakespeare
avec l’accent de Longfellow
parlez un français pur et atrocement blanc
comme au Vietnam au Congo
parlez un allemand impeccable
une étoile jaune entre les dents
parlez russe parlez rappel à l’ordre parlez répression
speak white
c’est une langue universelle
nous sommes nés pour la comprendre
avec ses mots lacrymogènes
avec ses mots matraques

speak white
tell us again about Freedom and Democracy
nous savons que liberté est un mot noir
comme la misère est nègre
et comme le sang se mêle à la poussière des rues d’Alger ou de Little Rock

speak white
de Westminster à Washington relayez-vous
speak white comme à Wall Street
white comme à Watts
be civilized
et comprenez notre parler de circonstance
quand vous nous demandez poliment
how do you do
et nous entendez vous répondre
we’re doing all right
we’re doing fine
We are not alone

nous savons
que nous ne sommes pas seuls.

1968

J'me sens taquine. Baby it's cold outside était un extrait de Neptune's Daughter, une comédie musicale de 1949 dans laquelle jouait Esther William, une dame qui a grandement contribué à populariser la nage artistique. Son co-partenaire (qui ne nageait pas) était Red Skelton Si vous trouvez ça mignon, je vous suggère de downloader avant que ça disparaisse.
Sinon, je crois que vous pouvez trouvez l'intégrale du film ici ou ailleurs sur internet

Chanson indépendantiste Québécoise composée par Gilbert Gélinas le 23 juin 1989 Date connue dans l'histoire du québec comme le lendemain de l'échec de l'accord du Lac Meech.

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Le Québec fait face à pas mal tous les enjeux auxquels fait face le monde occidental. Je suis les nouvelles d'ailleurs. Je résume ce que j'en perçois et je fais des liens avec ce qui se passe ici.

Je ne commenterai pas beaucoup ce qui se passe ailleurs dans le monde parce que franchement je trouve déjà difficile de démontrer le vrai du faux dans ce qui se passe dans ma propre ville.

Gardez à l'esprit qu'on a parfois l'impression de parler de la même chose mais le niveau d'intensité quand on parle du Québec, et bien il faut diviser au moins par dix.

Bien sûr la notion de la gauche et de la droite est aussi variable d'un pays à l'autre.

Par ailleurs, j'ai l'intention de partager avec vous des enregistrements de mes propres chansons (oui, j'en fais) et de personnes qui m'ont marquées.